Il y a un an, on faisait du vélo dans la rue en robe légère, on visitait Nice, Cannes, l'arrière pays et Marseille, et on passait du bon temps au Mama Shelter, on buvait des menthe-à-l'eau, on trouvait que le petit gilet en coton était de trop pour un mois de Mai. A Saint-Tropez, je trouvais l'excuse de la fête des mère pour m'offrir des K-jacques.
On passait nos midis à pique-niquer au jardin public et nos week-ends dans les Landes, au plus près de l'océan.
Il y a un an, je portais un robe rouge jambes et bras nus, Zoé des flamants roses sur la sienne.
Les apéros du vendredi soir en terrasse n'en finissaient plus, on programmait nos dimanches à la plage avec les potes et on n'oubliait pas de refaire le monde en se disait 'il faudrait que la vie soit tous les jours comme ce soir'.
Aujourd'hui, on a mis les bottes de pluie, gardé le manteau bien chaud sur les épaules et pas acheté un seul vêtement d'été. Ce mois de mai a été emmitouflé, entouré de couvertures chaudes devant un plateau tv le soir.
On se planque à l'intérieur des cafés, le midi, pour voir les copines, et on se lamente de la crise, du temps, des gens qui râlent, de la France qui s'endort pour ne pas voir qu'elle recule... Ouais, aujourd'hui, le moral dans les chaussettes, la nostalgie du passé ou du futur déjà, Le Virgin qui ferme et les débordements qui font peur, les petits commerces qui flippent, qui cessent leur activité, qui bradent à défaut de savoir comment payer leurs employés. Les mines tristes à chaque coin de rue...
Alors, Eh Oh! Halte à la morosité. La vie, même sous un ciel gris et sans sous dans les poches, elle est belle! On est vivant, allez, allez, les copines, venez à la maison, je vous offrirai un bout de couette et deux trois cacahuètes, l'important c'est d'être ensemble, non?
Hauts les cœurs, et puis le soleil, il est dans vos yeux!



